En premier vint la Mer
Ensuite la voile d’un bateau
glissant sur les flots
Dans cette nef, belle et fière
Les marins parlaient la langue d’Homère
Parvenus sur une terre par le soleil brûlée
Ils plantèrent , le premier olivier.
Après bien des années passées,
D’autres voyageurs sont arrivés,
Partager l’odeur de la Mer salée
Tous condamnés à l’été, à perpétuité.
Quand reflue la fournaise
Devant les portes, sortent les chaises
Les voisins vont palabrer
Parfois même s’engatser
Surtout les hommes , qui parleront
Avec les mains, de ballon rond.
Les femmes , aux cheveux noir charbon
Diront , ce qui sent si bon
Le pistou et l’aïoli
Et les petits farcis.
Au parterre il y a les minots,
Qui inventent des mots,
Qui jouent aux taraillettes,
Les filles font la dinette,
Les garçons les embêtent .
Demain , ils iront à la plage du Prado
Voir au loin , passer les bateaux
C’est parmi eux que je vis,
Et quand s’achèvera ma vie,
Que j’aille en paradis , ou en enfer
J’emporterai l’odeur de la Mer.
TEXTES A GEGE
POEMES ET PIECES DE THEATRE
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